30 Juin 2009

----------Bataille de l'irréel.

----------Mes démons frappent à ma porte. Sans doutes devrais-je m'excuser, il est vrai que je suis bien en retard. La dernière fois que cet endroit se présentait aux yeux huilés, tous étaient paisiblement assis et me regardaient.

----------Aujourd'hui, tous se sont soulevés, les sièges gisent éventrés, les fenêtres sont brisées et de mes tympans tous n'ont fait que des feuilles. Bien solide a été cette porte durant ces années, bien solide a-t-elle été même si présentement écorchée, trouée et en lambeaux nappesques.

----------Il est vrai - excusez-moi! - que j'ai démissionné quelques temps mais ce genre de patients que vous êtes est immuable et ne doit attendre! Les rendez-vous en retard seront les premiers, rasseyez...

----------Puisque tous êtes entrés essayons de trouver un terrain d'entente...

----------Restons calmes, restons adultes, voyons écartez-vous, il faut que j'aille m'asseoir puisque vous n'y tenez plus.

----------Démons...

----------Gardez vos dents derrière vos babines en haillons! Qu'en ai-je besoin pour être à sang?
30 Juin 2009
# Posté le mardi 30 juin 2009 11:41
Modifié le mardi 30 juin 2009 15:19

Voila.

Un petit article pour vous mettre au courant de la sortie de mon recueil Dents du Rêve chez les éditions Elzévir, disponible par internet uniquement pour le moment:
Ici

Ou encore ici!

Voila tout, à bientôt, surement!
Voila.
# Posté le mercredi 20 mai 2009 08:05

La dernière goutte glisse.

Bonjour à tous,

Non, je ne suis pas mort.
L'arrêt des mises à jour est dû à une insatisfaction chronique de ma poésie et à mon aversion pour mes mots. Je ne pense pas remettre des tonnes de poèmes sur ce blog, je ne sais même pas si mise à jour poétique il y aura, néanmoins vous pouvez continuer à passer voir par ici si vous vous égarez sur la toile.

La future sortie de mon recueil (je ne sais quand, mais vous serez au courant par l'intermédiaire de ce blog) va m'obliger à supprimer certains poèmes (énormément, à vrai dire), ne vous étonnez pas trop non plus si vous ne trouvez plus rien d'ici quelques mois, soyez-en même heureux, vous en trouverez plus concentrés dans un objet qu'on nomme "Livre".

Je parle, mais sans rien dire d'intéressant, l'heure est peut-être venu pour moi d'arrêter cette plaisanterie virtuelle. Je reviendrais vraiment quand la construction de mon intelligence sera moins brouillon et plus satisfaisante.

Bonne continuation à tous,
Et à la prochaine pour une bonne nouvelle!




EDIT: 05 Avril 09:
Epuration du blog, il fallait dépolluer son ère.
# Posté le dimanche 01 février 2009 11:58
Modifié le dimanche 05 avril 2009 13:51

Au Revoir

Enterrés, ces au revoir dont l'usage m'est amputé. Même arraché à ta compagnie, tu t'accroches, vivant dans mes pensées, te tortillant dans l'écume du souvenir qui m'englouti dans la brise de ses profondeurs.

Nous parlons, nos lèvres s'approchant toujours plus des éthers, ivres de vie. Les liens qui nous enserrent sont des abîmes où le vent se meure, des nuages de lierres qui escaladent nos remparts et baigne notre sein d'une chaude vapeur.

Non, je ne veux pas te dire au revoir, supporter la vue de ta silhouette qui se retourne telle une catapulte. Ma grande forêt verdoyante desserre le corset du temps et du vide à ton apparition, mon compagnon, mon ami !

12/05/08

Merci à Emilie pour la petite correction :)
Au Revoir
# Posté le lundi 09 juin 2008 12:40
Modifié le mercredi 18 juin 2008 13:24

Le chaudron

Un petit ajout loin d'être indispensable sur ce blog, mais différent des autres poèmes.
Et puis, je vous annonce quand même que mon manuscrit a été retenu par la maison d'édition, et si mes souvenirs sont bons, le recueil comporterais, s'il est pris, une trentaine de poèmes, enfin je sais plus, mais j'espère qu'il coûtera pas 10¤ quoi! Je vous tiens au courant ;-)




Le chaudron


Dans le chaudron bout un savant mélange, agité par les flammes qui déjà lèchent sans répit le récipient sacré.
La soupe abandonnée, livrée à elle-même, hurle sa solitude et sa tristesse dans des bulles de soupirs.
Ah ! Triste abandon qui toujours tout surveille, n'y a-t-il que les pierres qui puissent te refléter ?
Dans les senteurs capiteuses d'une vapeur vermeille, dans le feu de l'enfer constamment échauffé, le chaudron se perd dans une fausse Voie Lactée.
« Et advienne que pourra ! Rien ne dépend de moi ! » Dans son propre oubli, un bras encercle l'épaule de l'air, et maintiens son beau chaudron dans l'éternité.
La Providence plonge, et le mélange salvateur se calme dans une valse qui fait tout tournoyer – jusqu'à l'extrémité du crochet.
Ah ! Abandon, arrête tes simagrées !
Je m'occupe de mon chaudron, c'est l'heure de t'en aller !


28 Novembre 2008

# Posté le samedi 06 décembre 2008 08:54
Modifié le lundi 08 décembre 2008 14:11

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Il n'y avait que toi qui attendais, le dos tourné et les yeux fermés, plantée comme un pieu dans le sable.

Il n'y avait que toi qui attendais,
Et pourtant les rouées de coups s'abattaient: ceux de tous, qui n'étaient pas là, venus mourir en toi, dans la haine de tes yeux.
Et pourtant les petites piques du vent déchiraient ma peau.

Ah ! N'était-ce pas horrible ?


Le cerf-volant, au bout d'un rouleau de fil de cristal, se battait avec les bourrasques à la force de tes mains farineuses, flottant comme l'enfance et comme tout ce qui fut : des vestiges tremblotants du changement permanent.
Le cou, fragilisé, obligeait à rebaisser un front prétentieux, à oublier le cerf-volant, en ne gardant que douleurs et brûlures sur le bout de la langue.

J'essaie. Une forêt, ou la mer !
Mais...
Tu es toujours plantée dans ce sable.
Si proche, enfoncée et plongée sur la plage infinie.
Froide et insensible comme un roc dans le milieu qu'il domine.

Il n'y avait que toi qui attendais.
Si tu attendais.

Qu'est-ce ... ?

14 Novembre 2008


PS: J'ai pas réussi à faire la forme que je voulais sur le blog, tant pis, de toute façon le poème n'en était pas moins mauvais.
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# Posté le vendredi 14 novembre 2008 17:04
Modifié le dimanche 05 avril 2009 13:49

Envie de partage

"J'ai désinvesti mais je n'ai pas défroqué: j'écris toujours. Que faire d'autre?
Nulla dies sine linea.
C'est mon habitude et puis c'est mon métier. Longtemps j'ai pris ma plume pour une épée, à présent je connais notre impuissance. N'importe: je fais, je ferais des livres; il en faut; cela sert tout de même. La culture ne sauve rien ni personne, elle ne justifie pas. Mais c'est un produit de l'homme: il s'y projette, s'y reconnait; seul, ce miroir critique lui offre son image. Du reste, ce vieux bâtiment ruineux, mon imposture, c'est aussi mon caractère: on se défait d'une névrose, on ne se guérit pas de soi. Usés, effacés, humiliés, rencoignés, passés sous silence, tous les traits de l'enfant sont restés chez le quinquagénaire. La plupart du temps ils s'aplatissent dans l'ombre, ils guettent: au premier instant d'inattention, ils relèvent la tête et pénètrent dans le plein jour sous un déguisement: je prétends sincèrement n'écrire que pour mon temps mais je m'agace de ma notoriété présente: ce n'est pas la gloire puisque je vis et cela suffit à démentir mes vieux rêves, serait-ce que je les nourris encore secrètement? Pas tout à fait: je les ai, je crois, adaptés puisque j'ai perdu mes chances de mourir inconnu, je me flatte quelquefois de vivre méconnu."

Jean-Paul Sartre, Les Mots



Merci, Monsieur Sartre.
Envie de partage
# Posté le dimanche 05 octobre 2008 13:23

How to Disappear Completely

Radiohead, groupe le plus génialissime (si bien sur le génie existe, ce qui est peu probable) qui m'aie été donné de connaître et d'apprécier (d'aduler). Cette chanson représente pour moi un des nombreux sommets de la magnificience qu'ils ont déja arpentés depuis une dizaine d'années.


"That there
That's not me
I go
Where I please
I walk through walls
I float down the Liffey
I'm not here
This isn't happening
I'm not here
I'm not here

In a little while
I'll be gone
The moment's already passed
Yeah it's gone
And I'm not here
This isn't happening
I'm not here
I'm not here

Strobe lights and blown speakers
Fireworks and hurricanes
I'm not here
This isn't happening
I'm not here
I'm not here"




Laissez-moi pleurer comme un bambin.
# Posté le samedi 21 juin 2008 06:07
Modifié le dimanche 05 avril 2009 13:43

...

C'est censé être l'article de présentation.

Moi c'est Romain, mais au final on s'en fou pas mal de qui je suis, on se contentera donc tous de ça.

On se reverra au tombeau, et on reparlera de nos rêves, et de ce qu'on a fait pour les atteindre.
# Posté le samedi 15 juillet 2006 03:14
Modifié le dimanche 05 avril 2009 13:55